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Les travaux sylvicoles en période de chasse… chasseurs seulement?

« Il est impensable pour nous de renvoyer un travailleur chez lui sur le chômage pour en quelque sorte libérer la forêt au profit des chasseurs. Les travailleurs sylvicoles ont droit au travail, c’est leur gagne-pain. »

William Lebel, directeur de la Coopérative forestière La Nord-Côtière, s’exprime en ces termes au sujet des conflits vécus par les entreprises sylvicoles en période de chasse.

Il y a des chasseurs respectueux, mais il y aussi des chasseurs hostiles à la présence d’autres utilisateurs sur le territoire. « Les travailleurs sylvicoles essuient parfois des menaces; ça devient un enjeu de sécurité », ajoute M. Lebel.

Dans un esprit d’harmonisation des usages de la forêt, il est important d’informer les chasseurs du contexte dans lequel  œuvre une entreprise spécialisée en travaux sylvicoles :

a) L’entreprise sylvicole doit réaliser une quantité de travaux dans un temps donné; elle doit effectuer suffisamment de travaux pour être rentable et les exécuter durant l’été et l’automne (en effet, contrairement à la récolte qui peut se faire l’hiver, ce n’est pas le cas de la préparation de terrain, du reboisement ou du débroussaillage).

b) L’entreprise sylvicole doit offrir un nombre de semaines de travail suffisant à ses travailleurs saisonniers pour qu’ils puissent bénéficier de l’assurance-emploi.

c) L’entreprise sylvicole doit se conformer à une planification de travaux sylvicoles déterminée par  le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs; elle doit respecter les indications et les décisions du ministère.

Les travaux sylvicoles se traduisent sur le terrain par de la machinerie (ex : scarificateur), des groupes de reboiseurs avec des camionnettes et des VTT pour le transport des plants, des débroussailleurs avec des débroussailleuses. Bien sûr cela occasionne de l’activité et du bruit.

La Coopérative forestière La Nord-Côtière fait de grands efforts de communication avec les autres utilisateurs pour coordonner ses activités. Par exemple, elle a rencontré des groupes de chasseurs pour vérifier les lieux utilisés et essayer de limiter sa présence dans ces zones lors de la chasse.  Cependant, elle n’a pas toujours la possibilité de choisir une autre option lors de ces semaines critiques.

Si vous rencontrez des travailleurs sylvicoles, profitez-en pour vous informer de leur travail, qui est crucial pour l’aménagement durable de nos forêts.

Soyons compréhensifs et courtois en forêt, respectons tous les utilisateurs, et bonne chasse!

 

Marie-Eve Gélinas

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