top of page

Une histoire racontée par les arbres : la dendrochronologie

On s’est tous amusé un jour à deviner l’âge d’un arbre fraîchement abattu en comptant les cernes de bois de la souche. Mais vous êtes-vous déjà demandé la raison qui nous permet de le faire ? Les différences météorologiques entre les saisons impliquent une alternance de coloration entre le bois qui pousse au printemps et le bois qui pousse en été. Ce qui nous permet de compter facilement les anneaux formés. Intéressant, mais c’est loin d’être les seules informations que recèle notre souche !


C’est ici qu’intervient la dendrochronologie : dendro pour l’arbre, chrono pour le temps et logie pour l’étude. La science du temps par les arbres… Grâce à elle et à notre souche, on peut savoir comment le paysage forestier a évolué à travers le temps. Des cernes rapprochés indiquent une population d’arbres importante induisant un accès à la lumière et à l’eau plus difficile. À l’inverse, des cernes larges dressent le portrait d’un paysage forestier plus ouvert. Peu de voisins aux alentours… Peut-être qu’une coupe forestière ou qu’une perturbation naturelle a eu lieu ? On trouve aussi parfois des signes de brûlures dans le bois. On peut ainsi déterminer la date précise d’un feu de forêt passé. Capoté ? Attendez la suite…


Le plus fou dans l’histoire, c’est qu’on serait même capable de déterminer la fluctuation d’une population d’animaux à travers le temps. Quand le porc-épic se nourrit du bois sous l’écorce des arbres, il laisse derrière lui une trace indélébile de son passage : une cicatrice dans le bois. En analysant le nombre de cicatrices d’alimentation des porcs-épics  en fonction des années, on est capable de dire s’il y avait beaucoup d’animaux ou non à une certaine période. Ça ouvre des perspectives de recherches fantastiques et nous donne des indices sur l’allure des forêts du passé. Et même pas besoin de couper tous les arbres… On peut étudier des arbres morts, conservés dans le fond des lacs ou fossilisés ! On peut même dater des monuments ancestraux grâce aux charpentes…


Alors, on essaye de compter l’âge d’un arbre ensemble ?


Axel Gravier

 

Comments


bottom of page