Morilles de feu 2026, jour 1
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Journal de bord de Claire Benoît, chef d'expédition
Il est 11h00, nous sommes arrivés à destination. Le pad d’hélico est plus loin que ce que j’avais prévu initialement mais nous avons droit à une vue imprenable sur le dessus d’un affleurement rocheux. Le temps de décharger le matériel de l’hélico, Andréanne et Geneviève s’en vont prospecter le futur site du camp de base. À quelques dizaines de mètres du pad d’hélico, un engoulevent s’envole du sol, les filles découvrent 2 œufs, directement au sol sans nid, quelle découverte ! Une demi-heure plus tard, tout le stock est sur le site du camp de base situé à 70 m du pad d’hélico.
On visualise l’emplacement de l’abri moustiquaire et des tentes et hop, on commence l’installation. Priorité à l’abri moustiquaire, une fois monté, nous apprécions grandement l’ombre qu’il crée car le soleil plombe et la chaleur est accablante à ce moment de la journée.
14h30, l’abri et les tentes sont montés, nous prenons une pause, nous n’avons pas chômé depuis notre arrivée. La journée est belle, l’énergie est au rendez-vous, nous décidons d’aller nous dégourdir les jambes et explorer une partie du trajet en direction du plateau du pin gris qui se situe à environ 1.5 km du camp de base.
Au programme, remplir la douche dans la rivière située à 250 m en contrebas. WOW! La rivière, les roches, la mousse, c’est de toute beauté. Nous traversons la rivière sans difficultés grâce aux nombreuses roches plates dans le lit de la rivière. Nous continuons en direction du plateau de pin gris, pour avoir un aperçu du terrain que nous devons traverser dans les prochains jours : une alternance de peuplements d’épinettes brûlées sur le roc et une coulée plus humide de résineux non brûlée (sapin, épinette, mélèze) moins facile à traverser car il y a beaucoup de végétation basse (aulnes) et des trous entre le ruisseau souterrain et les mottes de sphaigne. Nous avons parcouru 750 m, même si nous n’avons pas de visuel sur le plateau du pin gris nous décidons de rebrousser chemin car il commence à se faire tard.
On remplit la douche sur le retour, on grimpe la montagne et nous voilà de retour au camp de base après cette dernière ascension. Je saute dans l’abri moustiquaire, les mouches noires travaillent ma patience! Cette balade nous a ouvert l’appétit, le « padthai » au menu de ce soir est satisfaisant. Quelques bonbons réconfortants et une tisane aux fleurs de thé du Labrador fraîchement cueillies concluent notre premier souper.
La fatigue se fait ressentir en même temps que le soleil se couche. Nous apportons les barils de nourriture près du pad d’hélico. Si l’odeur attire les ours et qu’ils viennent rôder, ce sera loin du camp de base. Nous profitons de la vue une dernière fois, la lune pleine ou presque (difficile à dire) est magnifique. Tout le monde regagne sa tente, c’est l’heure du dodo. Gadelle, exténuée, s’affale en plein milieu de la tente, c’est ma tente!
Sans surprise, pas de morilles en cette première journée, mais Élodie a l’œil aiguisé : les sabots de la vierge lui sautent aux yeux, elle déniche même des excréments d’ours! Tout ça pendant qu'Andréanne et moi, on trace sans rien voir.
Bien hâte d’aller visiter le plateau de pin gris demain!





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