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Spécialiste en protection du territoire

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Deux spécialistes en protection du territoire de la SOPFEU m’ont expliqué leur rôle. Elles font partie d’une équipe de cinq personnes qui veillent à la protection de la zone nordique de l’Est.


Il faut d’abord savoir qu’il y a deux zones principales au Québec quand on parle de feux de forêt:

- la zone de protection intensive, qui se situe plus au sud et où on combat automatiquement les feux;

- la zone nordique, où on combat les feux seulement s’ils menacent des communautés ou des infrastructures.


Suite au feu qui a sévi en 2013 tout près de Baie-Johan-Beetz en Minganie, le besoin s’est fait sentir de mieux structurer les actions dans la zone nordique. Un plan spécial a été mis en place pour organiser la protection des communautés et infrastructures. Ces dernières peuvent être des routes, des lignes et barrages hydroélectriques, des chemins de fer, des tours de télécommunications, etc. C’est ce qu’on appelle en langage SOPFEU les « valeurs ».  Les partenaires financiers sont Hydro-Québec, Service autochtone Canada et le ministère de la Sécurité publique.


Lorette Blondel et Isabelle Boucher me décrivent leurs mandats. En saison de suppression des feux, elles font surtout de la vigie aérienne. À bord avec le pilote, elles survolent en avion les feux actifs et étudient le comportement et la progression de ceux-ci. À l’aide d’outils géomatiques, elles établissent les contours des feux et les « valeurs » menacées, tout en tenant compte des prévisions météorologiques. Elles fournissent des rapports d’observation réguliers à leur superviseur. Bien sûr des actions seront déclenchées en cas de besoin.


En dehors de la saison des feux, elles font de la formation dans les communautés concernées. Le but est d’outiller les responsables des services incendie municipaux pour qu’ils puissent agir comme premiers intervenants, c’est-à-dire éteindre de petits feux de forêt ou au moins faire l’attaque initiale du feu en attendant la SOPFEU. Certaines mesures de prévention permettent également d’atténuer les risques en diminuant la végétation combustible autour des villages et des bâtiments.

Lorette et Isabelle affirment que c’est une chance d’occuper cet emploi accessible à peu de gens, qui donne l’occasion de toucher à plusieurs volets, entre autres la logistique et le travail avec la nature.

 


Isabelle Boucher et Lorette Blondel sont membres d’une équipe de cinq personnes affectées à la protection de la zone nordique de l’Est. On peut voir sur la carte derrière elles les contours des communautés et infrastructures à protéger.


 
 
 
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