Les télécommunications … invisibles mais essentielles
- 23 juin
- 2 min de lecture
Les télécommunications sont primordiales pour mener des opérations de combat contre les feux de forêt sur le territoire. On ne s’en rend pas vraiment compte, tout semble aller de soi, un peu comme la magie des ondes, pourtant un travail doit être réalisé pour que tout ça fonctionne.
C’est ce que nous explique Dany Tremblay, technicien en télécommunications à la SOPFEU. Lors du déploiement sur un complexe de feux, il sera dans les premiers à arriver et les derniers à partir. En effet, pour que tous les intervenants puissent communiquer par radio, pour que le personnel sur place dans les bureaux mobiles ait accès à Internet, ça prend des installations de télécommunications. Il y a plus de 60 tours de télécommunications dédiées à la SOPFEU à travers le Québec. Il existe aussi des tours mobiles qu’on peut transporter sur des remorques. On peut également avoir des caméras pour surveiller le site à distance. Sans oublier Internet dans les dortoirs du personnel en déploiement.
Le technicien arrive donc sur le site, le plus souvent en hélicoptère, avec des panneaux solaires transportables, des batteries, des antennes, des boîtiers contenant les systèmes (répéteurs, antennes satellites, …) et il doit mettre en place le réseau de radiocommunication et d’Internet.
Selon Dany Tremblay, c’est un défi chaque année, car la technologie évolue continuellement. « C’est ma 7e saison à la SOPFEU et tout a tellement changé depuis que je suis rentré en poste. On est passé d’antennes de 4 pieds de large à la technologie StarLink. » Des télécommunications à la fine pointe améliorent la capacité et la rapidité d’intervention ainsi que la précision des renseignements transmis. « Ça ne griche pas comme les radios qu’on avait anciennement. »
En dehors de la saison active des feux, il faut faire l’entretien des tours, qui sont munies de panneaux solaires et parfois d’éoliennes comme source principale d’alimentation. Il est maintenant possible de les inspecter à l’aide de drones. S’il est nécessaire d’installer une nouvelle tour, d’autres tâches s’ajoutent, comme couler du ciment dans le milieu de nulle part. En outre, le travail du technicien en télécommunications s’étend aux bureaux des bases de la SOPFEU (réseau Internet, salles audiovisuelles pour les réunions, etc.)
L’équipe de techniciens en télécommunications de la SOPFEU est passée de 8 à 12 personnes cette année pour tout le Québec. « Il y a un besoin de main-d’œuvre, on cherche des techniciens en télécommunications », mentionne Dany qui invite d’ailleurs les jeunes à considérer ce domaine d’emploi.
Marie-Eve Gélinas














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