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Morille de feu : trop sec

Dernière mise à jour : 2 juil.

Claire, Geneviève, Andrée-Anne, Charlotte et Ludovic sont les membres de l’expédition présents en ce moment. Ils n’ont toujours pas trouvé de morilles à cause des conditions trop sèches. La pluie donnerait une chance au champignon de se développer… Mais on ne chôme pas pour autant.


Journal d’expédition de Claire Benoit, Trésors des bois


Samedi 8 juin


Réveil tardif ce matin, l’équipe semble quelque peu fatiguée. Nous prenons le temps de déjeuner avant de planifier la journée. Au programme, finir de monter la tente prospecteur, aller cueillir des pousses de sapin et faire un test – hautement scientifique (blague) – qui consiste à aller arroser avec de l’eau de rivière un des microsites potentiels qui se trouve juste sur l’autre rive en face du camp.


Le montage de la tente prospecteur s’est avéré un peu plus compliqué que prévu mais nous avons réussi et nous sommes prêts à faire face à la pluie qui ne vient pas !!!

Une petite séance d’initiation à la récolte de pousses de sapin et tout le monde met la main à la pâte, 5 kg de pousses à la fin de la journée, il ne reste qu’à les déshydrater.

Ludovic, Andrée-Anne et moi avons fait une petite virée sur l’autre rive pour arroser le secteur potentiel avec plusieurs bidons d’eau. Il faut attendre quelques jours pour voir le résultat. On se croise les doigts !


La baignade de fin de journée devient un rituel, après des heures à transpirer, à se faire dévorer, cette baignade fait un bien fou !


Nous installons le système de séchage dans la tente prospecteur pour que les pousses soient à l’abri de l’humidité pour la nuit. Pendant que Charlotte nous prépare un repas exotique (oui, oui, un pad thaї dans le bois, c’est possible !)


Après le souper, les mouches noires sont extrêmement voraces, nous profitons de la soirée dans l’abri moustiquaire à jouer au UNO, ça prend quelques parties à s’entendre sur les règles mais on a bien ri.


À défaut de morilles, on a beaucoup de plaisir.

 

Photos Charlotte B.-Domingue


Dimanche 9 juin


Le premier voyage en hélicoptère approche à grands pas. Ludovic déplace l’abri moustiquaire pour libérer l’espace pour atterrir. Geneviève et Charlotte se lancent dans la récolte de pousses de sapin. Andrée-Anne et moi allons visiter le dernier secteur qui nous intrigue à 4 km en zodiac au sud.


Un secteur qui apparaît brûlé intensément sur la carte mais non propice selon la végétation. Ce site est affecté par les trois perturbations naturelles majeures de nos forêts : chablis, épidémie sévère (tordeuse des bourgeons de l’épinette) et brûlis ! Sans surprise il n’y a pas de morille. Nous suivons des traces d’orignal et nous entendons des bruits dans le fond de la vallée, mais pas vu l’animal.


Nous revenons au camp, le repas est prêt, on est gâtées. Après le dîner je pars avec Charlotte prendre quelques photos de Gadelle en cani-cross et de plantes qui sont souvent récoltées par Trésors des bois. Pendant ce temps tout le monde se met à la tâche de cueillir des pousses de sapin, pour un total de 7 kg. La journée se termine autour d’un bon repas, le dernier pour notre petit groupe.


Photos Charlotte B.-Domingue


Lundi 10 juin


L’heure du départ a sonné pour Andrée-Anne, Ludovic et Charlotte, alors que l’arrivée est imminente pour Karina et Caroline. Rien de moins qu’une arrivée en hélicoptère en survolant la Moisie et un baptême de l’air pour les deux nouvelles arrivantes.


Tant qu’à impliquer un hélico, autant en profiter pour aller vérifier un site. Je kidnappe Charlotte (il est hors de question de ne pas profiter de son talent jusqu’au bout), après un rappel des consignes de sécurité nous embarquons nous aussi dans l’hélico. Direction : le gros plateau de pin gris au Nord, ça sera une belle occasion d’initier Caroline et Karina à la recherche de microsites propices.


Notre pilote est très sympathique et accepte sans aucune hésitation de faire un petit détour pour que Charlotte bénéficie du meilleur angle possible pour les photos. À destination, l’expérience du pilote est incontestable, il nous trouve un petit coin de tourbière au milieu des épinettes noires à deux pas du plateau de pin gris. Croyez-moi ça fait toute la différence ! C’est plutôt éreintant de devoir marcher des centaines de mètres dans une tourbière en plein soleil. Nous traversons une succession de microsites intéressants mais toujours aucune morille. Charlotte en profite pour prendre quelques clichés. Nous sommes déjà noires de suie.


Retour au camp en hélicoptère, nous survolons des plateaux de sable témoins de l’époque glaciaire. Au camp, certains débarquent et d’autres embarquent, Charlotte, Ludovic et Andrée-Anne nous quittent, merci pour votre séjour.


En après-midi avec Karina et Caroline, récolte supplémentaire de pousses de sapin (on lâche pas il me manque seulement 15 kg !), randonnée de 3 km et petit cours de botanique accéléré. Gadelle est bien occupée à sentir la multitude d’odeurs qui l’entourent, de retour au camp elle dort profondément.


Les fleurs de thé du Labrador viennent d’ouvrir, nous en récoltons pour nous faire une agréable tisane lorsque la fraîcheur du soir s’installe. Après souper, nous sortons le jeu de cartes, les deux Françaises initient leurs équipières à la belote. La journée se termine sur celle belle note.


Il ne manque que des morilles … On y croit !

 

À suivre...



 


Bilan expédition Morille de feu

Du 3 au 19 juin derniers se déroulait l’expédition Morille de feu, mise sur pied par Mme Claire Benoit de l’entreprise Trésors des bois

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