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Morille de feu : rive Est

Journal d’expédition de Claire Benoit, Trésors des bois


Lundi 3 juin


Départ de la grande aventure. Arrivée chez Tshiuetin à 5 h 20. Le gars à l’entrée nous demande : « Avez-vous besoin d’aide ? Vous avez l’air perdues. » Ça ne passe pas inaperçu que c’est notre première expérience en train sur la Côte-Nord. On trouve Philippe, grâce à son chapeau ! Le personnel de Tshiuetin nous a accompagné tout au long du processus d’enregistrement. Nous étions extrêmement reconnaissants de leur bon service.


Nous étions dans le train aux alentours de 7 h, départ quelque peu retardé. Nous partons de Sept-Iles, le train bouge, ça y est c’est parti, il est 8 h 45. Nous passons des paysages à couper le souffle avant d’être les premiers à être débarqués vers 10 h. Se faire débarquer au milieu de nulle part prend alors tout son sens. Bagages déchargés le long du chemin de fer, pas facile de partir léger quand on fait une expédition de 15 jours à 3 personnes : 18 bagages avec une moyenne de 50 livres par bagage. Le compte est bon ?... Ah non il manque le chien ! Mais où est Gadelle ? Bien réveillée dans sa cage !


On laisse les bagages et on va voir notre futur site de campement pour les 15 prochains jours. Réaction de tout le monde : Wow, quel site magnifique !


On évalue l’emplacement, il est temps de penser à l’agencement du camp. Vue prenante sur la rivière Moisie pour l’abri moustiquaire. Installation des panneaux solaires et du bloc d’alimentation. Oui, oui c’est important, on veut des repas chauds ce soir, merci Happy Yak !


Chacun choisit le futur emplacement de sa tente, on montera ça ce soir. L’envie est trop forte d’aller se dégourdir les jambes en forêt par cette magnifique journée ensoleillée. Notre petit baluchon à l’épaule (enfin plutôt dans le dos ou à la taille), nous partons explorer les abords du sentier à l’Est du camp de base. Nous revenons bredouilles après environ 5 km de marche qui nous ont permis de couvrir différents types de milieux. Nous rencontrons quelques sites qui ont brûlé intensément donc propices à la fructification mais aucune morille.



Nous avons l’occasion de tester l’efficacité de nos moyens de communication (spot et téléphone satellitaire) avec Mireille, notre personne ressource en ville. Tout est O.K.

 

Mardi 4 juin


Après une première nuit plus ou moins reposante, nous sommes d’attaque pour une nouvelle journée de prospection. Au programme, aller visiter des secteurs qui auraient brûlé intensément selon la carte de Jean-François Bourdon. L’itinéraire est de 4,5 km de marche avec une montagne à grimper et une rivière à traverser. Pas de morilles en vue mais une vue imprenable de la rivière Moisie et de la rivière Nipissis. On en a pris plein les yeux !


De retour au camp pour midi, un bon repas pour nous redonner de l’énergie et nous repartons dans un autre secteur pour un 6 km aller-retour. Les conditions sont rassemblées pour trouver de la morille (sol sableux, microsites brûlés intensément) mais toujours pas de champignons. Serait-ce parce qu’il n’y a pas un seul pin gris à l’horizon ? Parce que la saison n’est pas commencée ? … Nous en saurons plus jeudi dans les peuplements de pin gris.



Mercredi 5 juin


Après avoir exploré les sites accessibles sur la rive Est de la rivière Moisie, nous avons évalué qu’il ne serait pas pertinent d’aller visiter d’autres sites de ce côté-ci. Nous avons planifié la journée de jeudi pour que la prospection soit la plus efficace possible lorsque nous aurons accès à l’autre rive de la rivière, là où il y a du pin gris (qui est l’espèce de prédilection pour trouver la morille de feu).


Nous avons planifié des transects sur l’ensemble du secteur qui fait environ 140 hectares afin de couvrir les différents types de milieux et tenter de faire des liens avec la carte d’intensité de Jean-François Bourdon. J’ai profité de cette journée plus relax pour faire de la cueillette de pousses de sapin et tester le séchage des pousses en plein air.


Nous avons continué d’aménager le camp de base en prévision de la venue d’Andrée-Anne, Charlotte et Ludovic. Montage de l’abri pour la douche, nettoyage des futurs sites pour les tentes, … Les mouches sont au rendez-vous et certains se font dévorer plus que les autres. Après trois jours nous constatons que le camp de base est confortable et que nous avons du matériel de qualité, merci à Spin Sports.


Mireille nous informe au moment du contrôle de fin de journée que la palette avec le gros matériel (tente prospecteur, zodiac, moteur, essence, tables, … et une autre cargaison de bière!) arrive ce soir avec le train de QNSL entre 20 h et minuit. Que la journée soit éprouvante ou plus relax, une chose est sûre, la bière St-Pancrace est toujours satisfaisante. Note : il y en a sans alcool.

 


À suivre…


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